SAGUENAY - Jonathan Roy devra subir un procès criminel pour voies de fait simples. Il aura lieu les 7 et 8 octobre.
La requête déposée par l'ancien gardien de but des Remparts de Québec a été rejetée mardi à Saguenay, au palais de justice de Chicoutimi, par le juge Valmont Beaulieu, de la Cour du Québec.
Le fils de l'entraîneur Patrick Roy est accusé de voies de fait simples pour des gestes commis dans une une mêlée survenue le 22 mars 2008 sur la glace du Centre Georges-Vézina de Saguenay, lors d'une partie des séries éliminatoires de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Roy avait passé à tabac le gardien des Saguenéens de Chicoutimi, Bobby Nadeau, qui avait clairement signifié qu'il ne voulait pas engager le combat.
Devant le juge Beaulieu, l'avocat de Roy, Steve Magnan, avait soutenu il y a trois semaines que son client et son père avaient été victimes d'une enquête `ciblée' et `biaisée' des policiers, alors que d'autres joueurs avaient commis des gestes tout aussi violents lors de la mêlée. Le juge Beaulieu estime plutôt que l'enquête a été menée convenablement.
Plus encore, l'avocat de Roy avait affirmé que son client était victime d'un abus de procédure, puisqu'il avait été accusé quatre mois après les faits, en vertu d'un changement de directive du Directeur des poursuites criminelles et pénales.
N'eut été de la modification apportée à la directive le 28 juillet 2008, Jonathan Roy n'aurait pas pu être accusé, n'ayant pas causé de blessure à sa victime, avait soutenu son avocat. En effet, la directive en vigueur depuis 1977 stipulait que seules des voies de fait causant des lésions corporelles lors d'une partie de hockey pouvaient faire l'objet d'accusations criminelles. Jonathan Roy a été accusé trois jours après cet amendement.
Le procureur de la Couronne, Normand Lavoie, avait répliqué que cette modification n'était nullement à l'origine de l'accusation portée contre Jonathan Roy.
Il avait fait valoir que les substituts du procureur de la Couronne jouissent d'un pouvoir discrétionnaire en vertu du Code criminel qui a préséance sur les directives du Directeur des poursuites criminelles et pénales.(source RDS.Ca)
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